Ripaille

Pour aller sur un sujet un peu plus léger… enfin, pas forcément pour l’estomac !

J’ai toujours adoré recevoir les gens, et leur faire la cuisine. Depuis tout gosse, j’ai adoré recevoir de ma grand mère le « talent d’accomoder », de travailler et respecter les matières premières, de jouer avec les épices, les cultures…

Faire à manger à quelqu’un, c’est finalement répondre à un besoin des plus primaires, et c’est un « geste » que j’ai toujours ressenti comme important. Pour moi, s’occuper de quelqu’un, c’est aussi lui faire à manger. Ca doit être mon côté mère juive qui ressort 🙂

Ca fait partie des choses qui me manquent le plus en vivant seul : j’essaie de ne pas manger n’importe quoi, de faire attention, mais la notion de plaisir se perd : quelle motivation a t’on de mettre les plats dans les grands si ce n’est pour personne ? Et où est le plaisir de la table s’il n’est pas partagé ? De la même manière, je n’arriverai pas à concevoir un couple sans goûts culinaires communs, ou sans s’occuper de l’autre en lui mitonnant de petits plats. Penser à sa chérie, pour moi, signifie rarement « tiens je vais lui ramener des fleurs », ce qui est sans doute un tort. Ma façon à moi de penser à elle et de lui prouver a toujours été « tiens que vais je lui faire à manger ce soir ? ». Ok je l’admets, c’est bien moins romantique. Mais c’est vraiment symbolique pour moi, une façon d’accueillir dans mon cercle proche, dans ma famille, de prouver que je tiens à l’autre et que je pense à lui.

Je tente de compenser en invitant des gens, ou en me faisant inviter tout en proposant de venir avec des plats sous le bras. C’est un vrai plaisir, et toujours autant un vidage d’esprit pour moi de me mettre à mes fourneaux et de concevoir un plat. Je ne sais pas vraiment faire de plats évolués, j’ai vraiment été élevé avec la culture du « plat simple », basique, mais dans lequel on y met tout son coeur et où l’on hésite pas à jongler avec ce qui est dans les placard et le frigo. Du coup je suis assez formaté pour une cuisine « familiale », où la qualité des aliments de base est indispensable.

J’adore découvrir les pays par ses spécialités culinaires, je trouve qu’on apprend énormément. Sur la mentalité, sur l’agriculture, sur les traditions et la façon de voir la vie. Dis moi ce que tu manges, je te dirais qui tu es !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.