Le vieil homme et la mer

Ma lecture du moment, un classique !

J’ai eu l’idée de lire « Le vieil homme et la mer« , d’Ernest Hemingway, suite à une polémique récente qui a fait parler du livre : François Bon, auteur et traducteur, a proposé une diffusion gratuite d’une nouvelle traduction de l’ouvrage, jugeant la traduction d’origine lourde et inadaptée. Cette traduction a été interdite de diffusion par l’éditeur Gallimard, qui a fait valoir ses droits.

Outre les problèmes de droits d’auteur (cette traduction est devenue interdite en France mais autorisée au Canada, par exemple !), cette polémique a fait ressurgir les problèmes de mises à jour des traductions, parfois datées ou d’une qualité insuffisante par rapport à l’ouvrage d’origine (vous pouvez lire à ce sujet cet intéressant article de Slate.fr qui donne quelques éléments de comparaison sur la traduction de cet ouvrage par différentes personnes).

J’avoue : je me suis procuré cette « traduction interdite », et je l’ai transférée sur mon iPad pour découvrir ce classique… que je n’avais jamais lu.

Le vieil homme, c’est ce pêcheur, Santiago, dont la malchance chronique lui fait louper tous les bancs de poissons dont se délectent ses collègues. Il n’a plus qu’un ami, le jeune Manolin, qui garde une confiance inébranlable dans les capacités du vieillard à pêcher le plus beau des poissons.

Isolé de tous, acculé à la misère et à la déchéance, Santiago se lance dans une dernière épopée, au large, à la recherche de la pêche miraculeuse qui lui permettra de retrouver sa place parmi les siens, loin des moqueries et dans le respect de ses capacités et de son expérience. Et c’est à ce moment là qu’il croise le plus majestueux des espadons…

Ce roman, qui est plutôt une nouvelle au vu de son format, est en apparence plutôt classique et peu passionnant : un récit de pêche, ni plus ni moins. Mais derrière cette histoire et ces personnages modestes mais droits, c’est toute l’histoire de la dignité humaine qui se déroule. Le vieil homme en vient à respecter sa proie, et s’accroche plus à honorer le poisson d’un combat à la hauteur de sa puissance, plus qu’à l’avidité du gain.

Une belle histoire sur la valeur des hommes, de leur environnement, sur l’humilité et le respect. Je pense que je n’aurai jamais lu ce livre sans cette polémique, mais je ne le regrette pas !

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