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Je pouvais difficilement laisser passer cet événement sans en dire quelques mots. Steve Jobs, le charismatique patron d’Apple, s’en est allé vers d’autres iCloud après une longue maladie.. Sans doute un des rares bonhommes pour qui j’ai une grande admiration. Gourou ? Non, mais modèle sur certains aspects, sans doute.

Je sens déjà dans mes contacts un agacement perceptible à se dire « mais pourquoi tout ce tintamarre pour un patron », élevé au rang d’une rock star en terme de popularité. Je ne vais pas chercher à les persuader, simplement à partager quelques souvenirs et anecdotes qui me reviennent en parlant de Jobs.

Etonnant de voir le parcours d’un bonhomme qui, quand je l’ai connu au milieu des années 80, n’était qu’un petit jeune parmi d’autres uniquement connu dans un milieu très particulier. Qui aurait pu imaginer que, sur une assemblée de 10 personnes, on en trouve aujourd’hui au moins 7 ou 8 qui ont ou ont eu un produit Apple dans leur poche ? Et que son décès soit ainsi perçu par une communauté aussi large ?

En poussant à fond perfectionnisme, design, ergonomie, il a toujours cherché à faire autre chose que de simple objets dans nos poches et sur nos bureaux, mais en nous habituant à utiliser « du beau », à faire en sorte que nos outils de tous les jours doivent porter l’âme de gens talentueux, et ne soit pas simplement le rendu froid d’un ingénieur.

Les possesseurs de Mac vous le diront, ce qui a forgé leur affect avec leur ordinateur préféré, c’est tout un lot de souvenirs de ce qu’ils pu créer, écrire, vivre avec. Pas un simple outil, mais un « vélo pour l’esprit », comme il le présentait, qui s’intègre dans nos vies pour nous aider à aller vers autre chose, plus vite et plus efficacement. Une vision allant largement au delà de l’élaboration d’un outil technologique. Je suis sans doute un mauvais exemple car trop proche de la marque, mais entre mon Mac, mon iPad et mon iPhone, il se passe très peu de temps dans ma vie sans que je sois en contact avec un des pans de la vision qu’avait ce gars de nos outils numériques. De quoi forger un affect tout à fait à part !

Quel autre patron d’une société aussi immense se serait battu pendant des années pour qu’on lui accorde le permis de détruire sa propre maison… afin qu’il puisse  en construire une plus petite, correspondant mieux à sa façon de vivre et à sa famille ?

Il était perçu comme un authentique dictateur, pouvant être violent et dur si l’on touchait à sa vision. Mais il est également connu pour ses multiples brevets et inventions, et ses réponses personnalisés aux clients qui le contactaient directement. Quel autre dirigeant peut en dire autant dans une entreprise de plusieurs milliards de dollars ?

Il se fichait des conventions, des études marketing, des aprioris, pour se concentrer sur sa vision, et tout faire pour qu’elle se concrétise. Démarche complètement mégalo mais témoignant d’une rigueur d’esprit qui laisse rêveur… Pour un entrepreneur, il reste un modèle dans sa façon de mener sa barque, bien à lui.

Il ne faut surtout pas oublier les aspects sombres du bonhomme, depuis sa vision très particulière de la concurrence jusqu’aux pratiques commerciales plus que limite. Mais Steve Jobs restera pour moi le grand modèle, le mentor de mon corps de métier.

A force de le voir rebondir et sans cesse retrouver force et envie de ses échecs et difficultés, on avait fini par le croire indestructible. On est aujourd’hui beaucoup d’orphelins d’un ultime « One more thing » qui ne viendra plus jamais. Merci pour tout, Steve !

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