J’ai toujours été « du soir ». Je ne sais pas si c’est lié, mais ma mère, quand elle était enceinte de moi, était infirmière de nuit. Elle m’a souvent parlé de ces moments « pour elle », dans le calme de la nuit, où elle avait une impression à la fois de grand calme et où tout reposait sur elle. Une façon de voir le monde un peu différente, que je retrouve quand il fait nuit et qu’une sorte de vie parallèle devient possible.