Bref, j’ai vu The Artist
Vu toutes les récompenses autour du film, je ne pouvais pas passer à côté : je suis allé, avec retard, voir « The Artist » ! Un beau film, même si je n’arrive pas à être complètement enthousiaste…
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Vu toutes les récompenses autour du film, je ne pouvais pas passer à côté : je suis allé, avec retard, voir « The Artist » ! Un beau film, même si je n’arrive pas à être complètement enthousiaste…
La scène finale d’un de mes films préférés, « Everyone says I love you »…
En regardant les informations ce soir, je suis tombé sur cette info : une diffusion du film Persepolis a provoqué des manifestations aujourd’hui à Tunis.
J’ai pas mal d’envies liées au cinéma en ce moment. Revoir des classiques, découvrir de nouveaux horizons… Je papillonne et m’évade grâce aux oeuvres oubliées ou qui ont un peu trop pris la poussière, tout comme avec certains nouveaux talents qui amènent un renouveau parfois inattendu, souvent enthousiasmant.
Pour changer un peu de mes variations autour de mon nombril, je prend un peu de temps pour vous parler d’un film qui m’a beaucoup marqué ces derniers mois : Le chat du Rabbin.
Vous allez dire que ça m’obsède, mais je me suis à nouveau penché sur la subliiiiime chanson de Sébastien Tellier, avant qu’elle retombe pour de bon dans l’oubli : si je me suis attaché à sublimer la mise en scène accompagnant la prestation de notre barbu préféré, j’avais en revanche négligé un composant essentiel : les paroles ! Grave erreur….
Oh oh oh
I… I’m alone in life to say
I love the Chivers anyway
‘Cause Chivers look divine
Look away
They try to find the Milky Way
They love to drink it every day
Bon sang mais c’est bien sûr ! Les Chivers… le lait… Mais cette chanson parle du grand chef-d’oeuvre d’Eric et Ramzy, « Steak », réalisé par Quentin Dupieux, l’ex Mr Oizo ! Et le détail qui tue qui m’enlève le moindre doute : Sébastien Tellier jouait dans le film !
Mais qu’est ce donc que ce « Steak » dont je parle ??? Ahah, mais les amis, vous loupez quelque chose !
Bon, je vous sens sceptique… Alors, ce que je vous propose, c’est d’abord une petite revue de presse pour vous rendre compte de la dimension de l’oeuvre :
(…) dès les premiers plans on se laisse guider : auteur d’un Non Film introuvable qu’il faudra se procurer de toute urgence, Quentin Dupieux a la main sûre. -Les Cahiers du Cinéma
Le film s’appelle Steak (aucun rapport avec l’histoire), il ne ressemble à rien, il est très drôle, décharné et complètement lo-fi, mais qu’il existe nous fait un bien fou. -Chronic’art
on se retrouve avec un film profondément atypique (…) entre éloge de l’idiotie fondamentale et satire de l’époque (…) -Libération
hors catégorie, multiplie les références (Lynch evidemment, mais aussi Kubrick, Gilliam avec « Brazil » etc,..), un film d’ »auteur » avant-gardiste tres stylisé
Bon, là, vous êtes calmé, quand même !! Un film qui cite Lynch et Kubrick, qui est adulé par les cahiers du cinéma… Et maintenant, tada, la bande annonce ! Cliquez ici pour la visualiser.
Bon, là ya deux hypothèses :
Allez, j’assume le fait d’être un vieux con, ça sera pas la première fois
Le billet précédent m’a donné envie de replonger dans l’univers de Jean-Pierre Jeunet, réalisateur bien à part parmi les cinéastes français. Si vous aimez ça, je vous conseille les pistes « commentaires audio » de ses DVD, qui sont toujours très instructifs.
En farfouillant sur le Web, j’ai trouvé la définition de ce qu’était un « Incipit » : « une séquence dans laquelle le réalisateur présente tout ce que le spectateur doit comprendre et retenir de la narration de son oeuvre artistique. donc soyez toujours attentif à ce passage dans un film, David Lynch le fait de façon très pédagogique dans tous ces films, il invite le spectateur dans son jeu narratif. »
Voici donc l’incipit de « La cité des enfants perdus », qui reste je crois le film de Jeunet (en fait, un des deux « Jeunet/Caro », l’apport de Marc Caro étant énorme) que je préfère, plein de poésie et d’originalité… mais aussi sans doute le « film maudit » de Jeunet, celui qui été le plus mal compris et qui a eu le moins de succès :
Au cas où il y aie quelqu’un dans la salle qui se demande pourquoi j’aime tant le petit jeu du « j’aime/j’aime pas »….
Toute ressemblance avec « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain » du même réalisateur est bien entendu tout sauf fortuite….
Et vous, quels sont vos « j’aime/j’aime pas » ?
Bon, j’arrive après la guerre, vu que la polémique date d’il y a quelques jours, mais j’avais envie d’écrire un peu sur le sujet… Le groupe électro Français « Justice » a récemment défrayé la chronique avec leur nouveau clip, réalisé par Romain Gavras du collectif Kourtrajmé. Je préviens d’avance, c’est plutôt violent :
Alors, c’est quoi ? Une version 2000 du « Quand on arrive en ville » de Balavoine ? Un buzz gratuit (et ça marche bien, vu le nombre de gens qui en parlent… Vous connaissiez Justice avant, vous ?) ? Un message caché ? Une dénonciation de la violence ? Une dénonciation de la mise en scène que font les journalistes des phénomènes de banlieue ?
Les réactions ont été tout aussi violentes, sur le thème de la « violence gratuite », tant il vrai qu’il est difficile à première vue de dire si le film dénonce la violence qu’il montre, ou l’amplifie. Comme toujours, en regardant d’un peu plus près, ce n’est pas si simple, mais pas pour autant pour dédouaner complètement le groupe et son réalisateur.
Autant le dire tout de suite, Romain Gavras n’est ni un débutant, ni un imbécile, et encore moins un facho. Fils du réalisateur Costa-Gavras (il signe d’ailleurs maintenant « Romain-Gavras », joli clin d’oeil), ça fait un moment que je suis son travail au travers des courts métrages qu’il a pu sortir avec son complice Kim Chapiron, et c’est souvent un travail excellent, proche d’une certaine « réalité des banlieues », du moins autant que je puisse en dire depuis ma campagne auvergnate ! Mais surtout, c’est un réalisateur malin et intelligent, et cela se ressent vraiment, même au travers de ce clip hyper-violent.
Regardons maintenant le clip d’un peu plus près. Le premier truc qu’on peut reprocher est l’absence totale d’explication. C’est vraiment un clip façon « reportage réel », avec la caméra qui tremble, et plein d’indices qui sont là pour montrer que l’on nous montre là un reportage : on voit a plusieurs reprises le perchman, le caméraman finit assomé à son tour à la fin du clip, etc… Les reporters se retrouvent ainsi mi-témoins, mi-complices des méfaits filmés, en courant avec les autres pour échapper aux flics, en ne défendant pas les personnes agressées…
Dans les critiques les plus fréquentes, celle disant qu’on se demande parfois si le clip n’est pas une pub pour les blousons (qui sont parait il disponibles à la vente, et hors de prix : 700 euros !), vu qu’ils sont omniprésents dans les scènes. L’image de ces blousons est pourtant pas accessoire : mi-flippante, mi-hypnotique, on imagine très facilement la frayeur qu’on pourrait avoir en voyant débarquer une bande comme ça, avec ces espèces de croix ressemblant à des cercueils.
Autre détail perturbant : à deux reprises (lorsque le flic détériore la caméra, lorsque les djeunz lancent la musique dans la BX), on se rend compte que la musique du clip s’interrompt. Ca m’a personnellement vraiment fait tiquer. On n’a pas affaire à un clip qui illustre la musique, mais à une musique qui sert de bande son « en réel » aux faits et gestes de la bande. Mine de rien, c’est un retournement de situation, une instrumentalisation de la musique plutôt….déroutante.
La façon de filmer est plutôt bizarre : on alterne des plans très « tv-réalité », typique d’un reportage fait à l’arrache, et d’autres beaucoup plus esthétiques, des travellings, de vraies mises en scène du décor de la banlieue ou du métro. Encore une fois, j’ai du mal à croire que Romain Gavras aie fait les choses au hasard, et je vois tout ça plus comme des moyens de brouiller les pistes qu’autre chose.
Autre brouillage de piste, ou démasquage de l’auteur : le fait que le clip reprenne pas mal du style, et des idées, d’un autre clip, datant d’une dizaine d’années :
Bon alors, provoc, dénonciation ? Justice a été obligé de publier un communiqué de presse, où ils incitaient simplement à ce que chacun se fasse son interprétation. C’est vrai que, dans la société d’aujourd’hui, un film sortant des chemins balisés habituels où tout est très « manichéen », où l’on ne nous montre pas qui sont les gentils, les méchants… Ceci dit, les interrogations n’en sont que plus fortes après… On a parfois comparé le clip au film « Orange mécanique », avec toutefois un énorme bémol à apporter : le film de Kubrick était un film d’anticipation, alors que ce clip est censé montrer une certaine réalité bien réelle… et qui est peu contestée.
J’ai vraiment une impression troublante et bizarre : plus on visionne et l’on étudie le clip, plus l’on se rend compte qu’il est tout sauf une « grosse merde bâclée », comme on a pu le lire fréquemment, mais là où, plus ou moins consciemment, on attendrait une certaine « légitimation », un message qui montrerait que la violence montrée n’est pas une pub primaire de l’auteur, on ne fait que recenser des pistes brouillées, et d’autres interrogations… Dangereux ? J’espère que l’intérêt du film est au moins d’inciter à « lire » les images d’une manière un minimum réfléchie, et j’ai modestement écrit cet article en ce sens
Je garderai juste la conclusion qui est celle du clip : « Ca te fait kiffer de filmer ça, fils de pute ?? »
Edit : quelques remarques supplémentaires et intéressantes :
Rholala, je suis impardonnable, j’ai même pas pris le temps de mettre sur ce blog la nouvelle…euh…. »oeuvre » de mes potes de la PAFE. Ca s’appelle « L’échange » :
Superbe réalisation avec leur tout nouveau matos HD, qui donne toute sa valeur avec la version haute résolution que l’on peut télécharger sur leur site. Encore une fois l’inénarrable Christian Eustache en acteur principal, Thierry à la réalisation et au scénario, et toute l’équipe derrière la caméra. Du vrai bon boulot !
J’ai revu ce soir un film que j’avais vu ya des années… « Z », de Costa Gavras.
Ce film est à l’origine de la vague des « films politiques » du début des années 70, et c’est certainement le meilleur. Un casting excellent au service d’une histoire passionnante, les débuts de la « dictature des colonels » qui sévit en Grèce fin des années 60.
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Le film a bien sûr super vieilli, mais il reste un document saisissant sur cette période pas si éloignée de l’histoire : comment en Europe, dans les années 60, une démocratie a pu glisser vers une dictature fascisante sous couvert d’une pseudo démocratie… Très instructif ! Et à (re)voir…
Joli petit film qui a obtenu le 1er prix du récent festival D’Oloron (avec rien pour Mago, grande injustice !!).
Ya un Mac en personnage principal, ça cause d’Internet, c’est bien foutu visuellement et au style chiadé, cela ne pouvait que me plaire
Je ne suis pas vraiment un « cinéphile » au sens culturel du terme : j’ai de grosses lacunes sur plein de domaines et mes impasses sont plus que nombreuses. Mais j’ai « mon » réalisateur fétiche, un vrai coup de foudre sur ses trop rares films, aiguisé que j’ai été par le statut de « réalisateur maudit » qu’il a rapidement eu : Jacques Tati. J’ai découvert son oeuvre quand j’étais ado, par pur hasard, lors d’une rétrospective qui passait à la télé (sur « La Sept »
).
Tati, c’est « Jour de fête », « Les vacances de M. Hulot », « Mon oncle », et surtout….. PlayTime.
Bien qu’ayant vu le film plusieurs dizaines de fois (quand on aime, on ne compte pas !), je serais bien incapable de le décrire. Sorti en 1967, il a causé la faillite de son créateur, par manque de succès, et surtout suite à un budget qui avait littéralement explosé, devenant le film français le plus cher de son époque. C’est aussi le film le moins accessible de Tati, et celui qui « exige » le plus d’attention et d’implication de ses spectateurs. Mais… quel chef d’oeuvre absolu !
Bon, pour finir de vous décourager, j’ai dû rencontrer dans ma vie 2 à 3 personnes adorant sans aucune réserve le film, tous les autres ne parvenant pas à « rentrer » dedans, le trouvant ennuyeux, pas drôle, prétentieux, incompréhensible… Avec un scénario très précis mais à la « trame » plutôt maigre, quasiment aucun dialogue, de très longs plans fixes, il faut dire que c’est tout sauf un film facile à regarder !
Bon, il reste 2 ou 3 personnes intéressées après ce descriptif peu engageant ? PlayTime est un film absolument fabuleux, magique, immensément riche. Mais il part sur un postulat de base absolument génial et à l’opposé du cinéma auquel on est habitué : il demande, il exige un engagement total du spectateur. Rien n’est fait pour lui faciliter la tâche. Tati adorait cultiver son sens de l’observation, et il vous demande d’en faire de même. Rien n’est « prémâché ». Si ce film est un tel OVNI par rapport au cinéma « classique », c’est peut être parce que ce n’est pas vraiment un film. Ce sont des morceaux de vie que Tati a introduit et entremêle. Rien à voir avec un documentaire, pourtant, mais plutôt les mêmes exigences que la vraie vie, là où le cinéma apparaît finalement très artificiel en vous « préparant » le terrain. Certains passages sont extrêmement lents, parce que tout n’est pas rythmé dans la vie. Et puis, à certains moments, tout s’accélère, et il faut suivre plusieurs actions d’un coup. Parce que dans la vie, il n’y a pas d’acteurs principaux et d’autres secondaires.
Sur ces bases là, on allait tout droit à une catastrophe. Et c’est une réussite totale. Sans doute parce que PlayTime est d’une richesse époustouflante, encore aujourd’hui je trouve à chaque visionnage une multitude de détails que je n’avais pas vu jusqu’alors. C’est une oeuvre incroyablement minutieuse, d’un artiste voulant absolument tout maîtriser. L’image est grise, parce que Tati veut maîtriser l’usage des couleurs. Les sons sont incroyablement travaillés, tout comme la photographie, les décors, la lumière, la direction d’acteurs…
Le vrai sujet de PlayTime, c’est la modernité, de l’architecture, de l’organisation des villes. Mais pas dans une optique du « c’était mieux avant ». Le film est là pour nous montrer que la modernité va pouvoir être d’un glacial inhumain, ou d’une chaleur infinie, suivant ce que l’on veut bien en faire. Etonnament visionnaire pour son époque, il montre le Paris des buildings que l’on commence a connaître avec l’architecture d’aujourd’hui. Parce qu’avec un simple brin de muguet, vous ne verrez plus jamais les réverbères d’Orly comme avant… Le film a été restauré en 2002 par des passionnés, et j’ai eu la chance de voir le film comme il devrait être vu : au cinéma, sur un très grand écran. Tourné en 70mm, un format tellement ambitieux qu’il a été abandonné depuis, il permet de s’immerger complètement dans le film, et de voir la magie du spectateur impliqué totalement : dans la salle, les gens « montraient » du doigt certains détails qu’on ne voyait qu’en étant super attentif, dans un petit coin de l’écran. Un grand souvenir !
Si je ne vous ai pas complétement dégoûté, le film existe aujourd’hui en DVD… Dites moi ce que vous en pensez ! Pour ma part, c’est très certainement MON film préféré, celui que je ne me lasserai jamais de voir et de revoir…
Un petit hommage hivernal à l’actrice Solveig Dommartin, dont j’ai appris récemment la mort à l’âge de 45 ans (j’ai rectifié suite à la précision de Venus).

Elle était un temps la compagne de Wim Wenders, et avait joué dans pas mal de ses films, dont « Until The End of The World« , que j’avais adoré. (ptite parenthèse, ce film fait partie de la petite catégorie savoureuse des films qui racontent un futur aujourd’hui passé, puisqu’il est sorti en 91 tout en parlant d’une histoire se déroulant en 1999).
Pourquoi je vous parle de cette actrice quasiment inconnue ? Parce que d’une part j’étais vraiment tombé sous le charme de cette actrice, un vrai gros coup de coeur même si je l’avais perdu de vue depuis, et pour cause : d’après IMDb, elle avait arrêté sa carrière. Mais aussi et surtout parce que j’avais eu la chance de la rencontrer, dans le cadre du festival du Court métrage où elle était membre du jury. Juste un échange de quelques mots et de regards, mais qui me laissent encore aujourd’hui un grand souvenir… Quelle nana !
Un des trucs que je préfére dans les films et série, c’est les clins d’oeil, plus ou moins cachés, à d’autre films ou personnages. Trop, ça devient lourd, ou un style à part entière (comme la série des « Scary movies »), mais une des séries TV qui réussit le mieux cet exercice de style est sans doute Les Simpsons, géniale série américaine qui existe depuis déjà 18 saisons !
Je me suis régalé à lire cette page qui recense de manière très très complète les clins d’oeils éparpillés dans les divers épisodes.
En voici quelques uns, bien sûr liés à mes préférences :

Le pré-générique de James Bond

Orange mécanique

Citizen Kane

Pulp Fiction

Forrest Gump

Bob Squarepants
Pour finir, un petit jeu : voici des clins d’oeil à 3 flims, à vous de les reconnaître (en laissant un commentaire…
)
Film N°1

Film N°2

Film N°3

Note : tous les extraits proviennent de l’indispensable site Simpsons Park, mine d’information en français sur les Simpsons.
Ceux qui connaissent mes goûts cinématographiques savent que je suis un grand grand fan de l’oeuvre méconnue de Jacques Tati, cinéaste français des années 50/60 qui, en 6 films, a marqué à jamais par son style très « à part » le cinéma burlesque, le cinéma français, et…le cinéma tout court.
Une des anecdotes sur Tati qui m’a le plus marqué illustre son côté complètement autodidacte : il est connu pour son inculture assumée cinématographique, et en particulier pour son mépris sur les grand pavés théorisant le cinéma : « moi, les livres, ça me fait mal à la tête », avait déclaré cet ancien artiste mime issu du music-hall.
Pourquoi je vous parle de ça ? Parce que j’ai appris qu’une expo à Paris allait montrer une reproduction, grandeur nature, de la villa Arpel, une des stars du film « Mon Oncle » et qui représentait toutes les absurdités architecturales des années 50. Un chef d’oeuvre…dans son genre


Tati travaillait en effet avec Jacques Lagrange, sorte de « directeur artistique » avant l’heure qui avait une formation d’origine d’architecte. Son travail est passionnant, dans « Mon Oncle » bien sûr, mais surtout dans Playtime, grand film maudit de Tati. Cinéma et architecture : deux arts qui me fascinent, chacun dans leur genre.

Ca se passe du 20 au 25 janvier, au Salon « Futur Intérieur », à la porte de Versailles. J’aimerai pouvoir y aller !
Un petit mot pour faire un clin d’oeil a un des (trop nombreux) blogs que je suis en ce moment, celui de Guillaume Tauveron, artiste du coin qui fait au quotidien le récit de ses tournages. Tournages, car c’est un cinéaste, et SES car il est assez fou pour réaliser plusieurs courts métrages en parallèle, je ne saurais dire combien (4… 5… ?).

Je ne le connais pas personnellement, j’ai eu le lien par Thierry Barnaud, qui joue sur Conte Rouge. C’est un super cliché que de dire d’un réalisateur qu’il a « un univers bien à lui », mais là, je ne saurais pas dire autre chose. C’est étonnant, perturbant, c’est du cinéma qui ne laisse pas indifférent, comme je l’aime
A voir !
On me signale qu’il y a encore des lecteurs de ce blog qui n’ont pas vu le subliiiiiiime court métrage dans lequel joue votre serviteur ! Quel scandale ! Voici donc une petite piqûre de rappel…
Date de sortie : 13 Déc 2006
Réalisé par Luc Besson
Avec Freddie Highmore, Mia Farrow
Film Français
Genre : Animation, Aventure
Durée : 1h43min.
Année de production : 2006
Distribué par Europa Corp.

Arthur est un petit garçon de 10 ans qui vit aux Etats Unis dans les années 60, chez sa grand-mère. Il vit dans l’imaginaire et les livres écrits par son grand père. Mais, un jour, le récit d’une tribu de petits êtres devint réalité..
Ca fait un moment qu’il est de bon ton de cracher sur tout ce que fait Luc Besson : c’est populo, c’est sans aucune profondeur, c’est digne d’un gosse de 10 ans, etc etc…
Pour ma part, je revendique sans honte avoir beaucoup aimé la plupart de ses films. J’ai connu mes premiers émois cinématographiques devant Subway, qui m’avait complétement subjugué à l’époque : le style, les décors, le scénario, le côté « huis clos grand format » m’avait épaté, et je continue a voir le film avec plaisir. Je mettrais le « Grand Bleu » à part, mais Léon, Nikita… étaient des films qui m’avaient également beaucoup plu, par leur style efficace. Bon, j’ai pas mal décroché depuis, Jeanne d’Arc m’avait assez endormi, et j’ai carrément zappé le dernier truc avec Jamel. Mais c’est surtout du côté de ses productions que Luc Besson a été critiqué, alternant le super-commercial et le plus aventureux.
Arthur et les Minimoys, donc, est le nouveau et à priori dernier film de Besson, qui a toujours dit s’arrêter à 10 films. A moitié film d’animation, à moitié film « réel », c’est censé être l’événement de ces fêtes de fin d’années.
Eh ben…. j’ai rarement été autant déçu ! La partie « réelle » est vraiment indigente, ya pas d’autres mots. C’est volontairement surjoué, mais à ce point… Une intrigue d’une rare naïveté (bouh le petit garçon il est triste parce que ses parents sont pas là a son anniversaire, avec le plan de coupe sur le chien au regard très émouvant), des acteurs et dialogues minables, une mise en scène d’une rare platitude, franchement j’en reviens toujours pas. Que vient faire Mia Farrow dans cette galère ?
La partie animée est quand même un peu plus intéressante. On aime ou on n’aime pas le look des personnages, mais techniquement c’est plutôt réussi, avec un mélange de plans réels et d’éléments 3D. Ca fait parfois penser à des trucs super archaïques, style « le manège enchanté » des années 60, mais ca a son charme. Les doublages sont également sympas, la VF reprend les voix de chanteurs qu’on n’attendait pas forcément là, mais qui assurent pas mal, avec un « ton » de voix bien particulier et qui va bien au côté Cartoon : Mylène Farmer, Alain Bashung, Dick Rivers…
Scénar’ en revanche toujours au ras des paquerettes, avec des incohérences par paquet de 12 (style : ils galèrent parce qu’ils n’ont pas de corde, et dans la scène d’après ils en ont une), et surtout un manque d’imagination qui m’a surpris : quand on « crée » un monde imaginaire comme celà, on s’attend à avoir une accumulation de petites idées, de « trucs » qui font qu’on y croit, on rentre dans l’univers. Rien de tout ça ici : quelques idées marrantes, mais surtout des tonnes de trucs repiqués ici où là, et rien qui donne vraiment envie de rêver. On a l’impression d’avoir déjà vu toutes les séquences, de connaître le scénario par coeur dès les premières minutes du film.
Alors, la réplique qui tue pour répondre aux critiques, c’est « mais c’est un film pour les enfants ! ». Est ce une raison pour en faire une oeuvre bâclée à bien des égards ? Parce que c’est pour des enfants, ça doit véhiculer une morale digne d’une pâtée pour chats, un scénario incohérent, des acteurs mal dirigés ? Les enfants qui étaient autour de moi pour la séance n’étaient pas d’un enthousiasme délirant à la sortie. Je reste pour ma part très sceptique, et en tout cas… déçu.
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